Calvitie : le triomphe de la recherche

Homme examinant ses cheveux dans un miroir

Plus difficile à vivre pour l’ego que dangereuse pour notre santé, la calvitie  touche 13 à 15 % des  Français, soit en moyenne un homme sur quatre. Un phénomène qui tend à s’intensifier. Au mois juin dernier, un congrès international s’est même tenu à Avignon pour faire le point sur les avancées en matière de traitement et de greffe capillaire.

Calvitie : le calvaire masculin

Selon les sondages, on estime à 70 % le pourcentage d’hommes qui seront confrontés à la calvitie, à un moment ou un autre de leur vie. Pour 20 % d’entre eux, le phénomène se produirait même précocement, entre 20 et 30 ans, et 50 % en seraient victimes après 50 ans. Mais, si les hommes sont les plus touchés, ils ne sont pas les seuls. A partir de la ménopause, les femmes aussi sont victimes d’une chute de cheveux qui peut se révéler incommodante.

Certes, des traitements existent, mais, outre leur coût, ils impliquent de nombreux effets secondaires particulièrement gênants : démangeaisons, baisse de la libido, maux de tête, troubles psychiatriques, hypertrophie bénigne de la prostate. La sonnette d’alarme a même déjà été tirée pour certaines molécules, comme le finastéride, par l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament).

La greffe capillaire : des solutions de pointe

Il n’en reste pas moins que la calvitie reste un problème handicapant, parfois très mal vécu par certains quant à l’image de soi dévalorisante qu’elle peut renvoyer. Une problématique qui mobilise la recherche, compte tenu du large marché qu’elle représente.

En juin dernier, Avignon a ainsi accueilli le 4e congrès international du « World FUE Institute » réunissant des praticiens du monde entier (Canada, Colombie, Brésil, Israël, Chine, Corée du Sud…) spécialisés dans les techniques de greffes capillaires. A travers ateliers, conférences et tables rondes, ces experts ont échangé sur les dernières techniques de pointe, comme la méthode dite « d’extraction d’unités » folliculaires et la greffe capillaire robotique. Des greffes de cheveux en direct ont même été réalisées.

La recherche au service de la greffe capillaire

Au mois de juillet, c’était au tour de chercheurs américains d’annoncer une avancée spectaculaire en matière de greffe capillaire. Plus besoin d’aller chercher les follicules à greffer : ils auraient réussi à faire pousser des cheveux, à l’apparence naturelle, à travers de la peau de souris, le tout à partir de cellules souches humaines. Cet exploit insolite aurait été réussi en combinant des cellules du derme papillaire, issues à la fois de cellules souches humaines et de souris.

Une découverte qui n’est, bien entendu, pas encore applicable du point de vue du grand public, mais qui donne néanmoins de l’espoir quant à ses applications possibles. La question est de savoir si une telle technique serait effectivement applicable à l’homme et quel en serait le coût pour le particulier.

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