Vers une pénurie des remèdes antivenin

Serpent Corail dans l'herbe

Chaque année, des millions de personnes se font mordre par des serpents venimeux à travers le monde et environ 100 000 d’entre-elles décèdent. Des chiffres qui pourraient exploser dans les années à venir, d’après l’association Médecins sans frontières qui annonce une pénurie de remèdes antivenin à partir de 2016 !


Alors qu’on estime le nombre de décès par morsures de serpents à environ 100 000 chaque année, l’association Médecins sans frontières à récemment tiré la sonnette d’alarme suite à l’arrêt de production de l’antivenin français « FAV-Arique » en 2014 et la pénurie de remèdes qui s’annonce pour les années à venir.

Pas de solution de solution de remplacement avant deux ans

Annoncé depuis 2010, l’arrêt de l’antivenin FAV-Afrique, le seul « certifié sûr et efficace », produit par le laboratoire français Sanofi Pasteur, a pris effet au cours de l’année 2014. Les stocks restants devraient arriver à péremption d’ici à Juin 2016, et c’est ce qui inquiète l’association MSF. Ce problème, à moins que la communauté internationale de la santé ne prenne les choses en main et ne produise un autre remède, ne devrait pouvoir être solutionné avant les deux années à venir, et l’arrivée d’un nouveau sérum antivenin.

MSF espère d’ailleurs que le laboratoire français Sanofi Pasteur saura mettre à disposition les substances de base nécessaires à la production du Fav-Afrique et mettra tout en oeuvre pour qu’un nouveau sérum puisse le remplacer le plus rapidement possible.

Des regrets de la part de Sanofi Pasteur

De son côté, le Laboratoire Sanofi Pasteur regrette d’avoir dû stopper la fabrication de cet antivenin, mais signale avoir sensibilisé depuis plusieurs années les autorités internationales de la santé à ce sujet et à ce qui va arriver prochainement, à savoir la pénurie programmée du sérum antivenin.

L’arrêt de la production du FAV-Afrique, stoppée au cours de l’année 2014, avait été annoncée par le laboratoire français depuis 2010. Effectivement, suite à l’arrivée sur le marché de produits similaires en provenance d’Asie, d’Afrique ou bien encore d’Amérique latine, Sanofi Pasteur avait annoncé ne pas pouvoir s’aligner sur les tarifs de la concurrence et préférait se concentrer sur la production d’un antirabique dont la demande est croissante et fiable.

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