Visite de Delpharm, une usine pharmaceutique

Visite de l'usine Delpharm

L’usine Delpharm de Lys-lez-Lannoy a ouvert ses portes à La Voix du Nord, qui dévoile le parcours de fabrication des médicaments. Des entrepôts aux lignes de production, précautions et minutie sont de rigueur.

Des précautions à respecter

La visite d’une telle usine ne se fait pas sans que de multiples recommandations soient faites et quelques précautions soient prises. Damien Parisien, le directeur de Delpharm, a autorisé l’accès à son usine avec l’obligation de discrétion quant au nom des laboratoires qui y font fabriquer leurs médicaments, et le respect d’un certain nombre de mesures de sécurité et de protection, même si l’usine n’est pas un site “à risque”. Outre la sécurité, il est évidemment important de prévenir tout risque de pollution du médicament, afin de garantir sa qualité et son efficacité, ce qui implique des mesures d’hygiène drastiques. Une fois toutes les conditions remplies, la visite peut commencer.

Le parcours de production des médicaments

Le directeur compare avec humour la fabrication des médicaments à de la pâtisserie. “On fait un peu comme de la pâtisserie. On pèse, on mélange, on met en comprimé ou en gélule et on emballe”. Si le principe est à peu près le même, c’est malgré tout un peu plus subtil que ça. Les matières premières sont stockées à 100m du site de fabrication. Elles sont analysées et pesées avant d’être envoyées dans un autre bâtiment où elles sont de nouveau pesées. La pesée des matières est une étape cruciale qui nécessite de la rigueur et un matériel d’une grande précision. Conçue pour peser et faciliter les calculs, la balance de labo est un outil utilisé à chaque étape, du développement de la molécule à la fabrication du médicament. Mélangées et séchées, ces matières premières peuvent ensuite passer sur les lignes de production, où elles sont pressées pour devenir des comprimés. Des échantillons sont systématiquement analysés pour contrôler la qualité des produits.

Fiche d’identité de l’usine Delpharm

L’usine produit en moyenne 80 millions de boîtes de médicaments par an, essentiellement des médicaments utilisés dans le traitement du cancer, des médicaments dits “hautement actifs “ (antidépresseurs, antiépileptiques…) et des pilules contraceptives. Construite en 1975, elle s’appelait alors Schering, avant d’être rachetée 30 ans plus tard par Delpharm. Elle compte environ 390 employés, dont 25 à 35 jeunes en contrat de professionnalisation.

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1 Commentaire sur "Visite de Delpharm, une usine pharmaceutique"
  1. Un bon exemple de transparence et d’efficacité qui contraste avec le mauvais exemple donné par l’usine de Toronto de Sanofi-Pasteur qui fabriquait Immucyst81, un BCG intravésical, traitement de référence des tumeurs ne la vessie n’infiltrant pas le muscle (80% des cas). Confrontée à des problèmes de fabrication en 2012 elle cessa son activité pour se mettre aux normes. Cela entraina une grave rupture de stock à l’automme 2014, les produits de substitution (oncotyce et BCG-Medac) n’étant pas produits en quantité suffisante. Les malades durent interrompre leur traitement avec de graves conséquences. Après des annonces non suivies d’effet, Sanofi reprit sa production en octobre 2015 pour annoncer en novembre 2016 qu’il renonçait à produire Immucyst à partir du milieu de 2017.On peut penser que ce puissant laboratoire a renoncé parce qu’il ne considérait pas suffisamment rentable d’investir davantage dans cette spécialité de fabrication délicate pourtant indispensable. Il faudrait recourir à l’article 36 de la Loi Santé pour peser sur les acteurs du circuit pharmaceutique, afin de lutter contre toutes les causes de rupture et de garantir que tous les patients puissent avoir accès à leur traitement.

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